Dans un précédant article je parlais de l’orthographe alternative, basée sur une écriture phonétique qui a fait l’objet de recherche serieuses au Québec et qu’un collectif indépendant promeut aujourd’hui.
Je faisais état de ce « procédé bis » qui selon moi pouvait parfaitement être intégré à des normes de respect d’accessibilité visant les personnes déficientes cognitives atteintes d’illetrisme qui ne comprennent pas et ne peuvent lire l’orthographe traditionnelle.
« Parfaitement » n’était pas le mot.
Je n’ai pas donné dans mon article plus de détails sur les effets que ça pouvait avoir sur la mise aux normes d’accessibilité d’un site web, les solutions qu’il existe déjà pour palier à ce problème et je m’en vais le faire ci-dessous.
J’ai récemment participé à la première formation en France sur le RGAA (Référenciel Général d’Accessibilité des Administrations) et j’y ai appris quelque subtilités à propos de la navigation sur Internet des personnes déficientes cognitif atteintes d’illetrisme.
Grossièrement, on pourrait comparer ces derniers aux déficients visuels qui ont, en terme de handicap, quelque similitudes. En effet, même si les déficients visuels graves (atteint de cécité totale ou presque totale) n’ont pas accès aux contenus graphiques et naviguent grâce à ce qu’on appele des lecteurs d’écrans (logiciels qui lisent mot à mot le contenu textuel des pages web – interprétées avant par un navigateur « classique »), ils n’ont néanmoins pas la possibilité d’accéder directement au contenu texte, comme les illetrés.
Aux mêmes difficultés les mêmes solutions.
Utiliser un lecteur d’écran couplé à une synthèse vocale rend ce contenu texte accessible, et l’orthographe alternative devient facultative.
Concrètement, pour un webmaster qui se veut « accessible », plusieurs solutions sont disponibles et indispensables.
Ces quatres éléments faciliteront énormément l’accès à votre contenu sans que celà vous coute beaucoup en temps de développement. C’est un premier pas très important vers l’accessibilité qui mérite d’être suivi d’une longue marche, pas si fastidieuse qu’il n’y paraît :)
L’important est de ne pas s’arrêter là , parce qu’il est évident que celà ne suffit pas à rendre un site accessible à un maximum d’internaute. Néanmoins il n’est pas obligatoire de se lancer dans une mise au normes complète, le but de ce référentiel et de la plus grosse partie de la communauté militante étant de proner l’amélioration progressive de l’accessibilité, chacun au niveau qu’il peut se permettre d’atteindre.
Je ne parle ici que de bribes d’éléments, toute l’information autour de ces améliorations est disponible sur le site du RGAA.
Ca ne plaira pas à pépé, mais l’orthographe alternative n’est pas la solution, pas pour l’heure en tous cas :)
Quant à moi je commence à apercevoir l’ampleur du boulot que j’ai à faire sur Plumo! pour améliorer son accessibilité, mais déjà en parler c’est pas mal :D
La solusion ortograf è plu jénéral, elle done osi aksè o dokuman inprimé.