Catégorie(s) : Internet, Poker

La vague Texas Hold’Em : pourquoi le poker c’est tendance ? (Part 2)

Posté le 18 octobre 2007 par Behrbu

Avez vous lu la 1ère partie ? Texas Hold’em (Part 1)

Poursuivons si vous le voulez bien.

Dans le chapitre précédent, nous avons vu le classement des combinaisons au Poker Texas Hold’em. Je pense que vous avez bien compris le principe de base du jeu : plus on a une main forte, plus les chances de gagner sont de notre côté. Mais si vous pensez que c’est juste une question de chance… héhé… comment dire… ben vous pouvez retourner jouer à la bataille, je pense que ce jeu n’est pas fait pour vous.

Non. La chance ne fait pas tout au poker. Les probabilités et le hasard sont omniprésents, c’est un fait, mais l’Art du Poker… oui j’ai envie de parler d’Art du Poker… je trouve que ca sonne bien comme expression Art du Poker… bref ca consiste à bousculer hasard et probabilités pour gagner bien plus souvent qu’à son tour.

Je ne vais pas faire un déballage classique des techniques de poker pour le moment. Ceci pour 2 raisons :

1. Je sais pas le faire.

2. Des tas d’autres l’ont déjà fait et vous n’aurez aucun mal à trouver ca en 2 clics de souris à pot. Voire même en 1 seul clic : Wam Poker

3. Là j’ai piscine…

4. Merde… j’suis déjà à 4 sur 2…

Je vais juste essayer de vous expliquer simplement comment se déroule un coup au poker. Et essayer de vous faire comprendre ce qu’il peut se passer dans la tête d’un joueur de poker. Pour ceux qui veulent des techniques pour gagner, guettez les articles en préparation de mon co-bloggeur Max.

A chaque coup, un des joueurs à table est « dealer ». Il a devant lui un bouton distinctif le désignant comme tel. (Non pas Guillaume, toi au fond, tu sors). Dans une partie entre ami(e)s, le dealer distribue les cartes. Au casino c’est un croupier qui s’en charge à sa place. Le joueur situé à gauche du dealer (on tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, par convention) doit payer ce qu’on appelle la « Petite Blinde » (Small Blind – SB) dont la valeur est fixée en début de partie. Le joueur directement après doit payer la « Grosse Blinde » (Big Blind – BB). Ce sont des jetons misés en aveugle, comme leur nom l’indique, avant d’avoir vu sa main. C’est injuste ? C’est comme ca, et pis c’est tout ! L’intéret de ces blindes et de constituer un pot minimum à chaque coup, même si personne ne fait de vraie mise.

Les blindes posées, on distribue 2 cartes à chaque joueur. Le joueur à gauche de la Grosse Blinde (à 3 places du dealer) parle le premier. Notez que les pros parlent du joueur UTG, under the gun. C’est à lui que revient la tache de miser le premier, sans aucune information sur les mains des autres joueurs.

3 choix s’offrent à lui. Il peut se coucher (fold) si il estime que sa main ne vaut pas d’entrer dans la bataille. Il peut suivre (call) pour entrer dans le coup. Il mise alors la valeur de la Grosse Blinde, qui correspond à la mise la plus haute à ce moment du jeu. Il peut aussi relancer (raise). A ce moment là il mise au moins le double de la mise précédente, donc le double de la Grosse Blinde. C’est un minimum pour relancer, toujours, le double de la mise précédente.

Le maximum pour une relance dépend lui de la variante de poker que l’on jouer. Je vais vous parler là de la variante la plus courament jouée : le No Limit. Le nom parle tout seul je pense… dans cette variante de poker, il n’y a pas de maximum pour une relance. Enfin si, il y en a un, c’est tout votre tapis. Mais restons concentré sur notre partie pour le moment, on y reviendra.

Nous disions donc, notre joueur à 3 choix : se coucher, suivre, ou relancer avec une mise située entre 2 fois la précédente et son tapis.

C’est ensuite au tour du joueur suivant. Si le 1er joueur s’est couché ou a simplement suivi, le 2ème a à son tour le choix entre se coucher, miser la valeur de la Grosse Blinde ou faire une relance. Si le 1er joueur a fait une relance, le 2ème doit miser la valeur de la nouvelle mise pour suivre.

Exemple : si les blindes sont à 10 – 20, et que le 1er joueur à choisi de relancer en misant le double de la Grosse Blinde, soit 40, le 2ème joueur doit également miser 40 pour suivre. Pour relancer à son tour, il doit miser 80 minimum.

Le tour de table continue de la même façon pour tous les joueurs jusqu’à se qu’on arrive au joueur qui a posé la Petite Blinde.

A nouveau, 3 choix : abandonner les jetons misés en aveugle si sa main ne lui dit rien qui vaille, égaliser la mise maximum à la table pour suivre (si la mise max est de 80 à ce stade, pour poursuivre notre exemple, il rajoute les 70 qui manquent à sa mise), ou relancer suivant le principe que vous avez maintenant bien compris, mini le double, soit 160, maxi « Tapis ! » / « All In ! »…

Idem pour la Grosse Blinde qui s’aligne ou abandonne ses jetons de Blinde.

Il y a une notion que nous n’avont pas encore abordé : la Parole (check). Imaginons que les blindes soient toujours de 10 – 20. Si quand le tour revient au joueur de Grosse Blinde, personne n’a misé plus que 20, donc qu’il est au niveau des joueurs encore en jeu, il a la possibilité de faire Parole. C’est à dire qu’il ne mise pas plus que ce qu’il a déjà devant lui, et qui est suffisant à ce stade pour passer à l’étape suivante. Nous allons voir par la suite une autre occasion où l’on peut faire Parole…

Une situation possible, qui arrive régulièrement (surtout quand il y a peu de joueurs à table) : aucune mise. Si tous les joueurs qui n’ont pas payé de blinde en début de jeu couchent leur jeu, et que le joueur de petite blinde ne double pas sa mise pour être au niveau de la Grosse Blinde, alors le joueur de Grosse Blinde gagne le pot, c’est à dire qu’il reprend ses jetons, et « vole » la Petite Blinde. En début de partie ca représente une toute petite somme généralement. Mais quand la partie avance, et qu’on joue en mode « tournoi » avec une augmentation des blindes à intervalle régulier, ca peut devenir un joli cadeau.

Imaginez, vous êtes de Grosse Blinde, vous regardez vos cartes et vous avez un 3 de coeur et un 8 de pique… un jeu a priori dégeulasse… vous êtes mentalement un peu dégouté d’avoir été obligé de payer une grosse mise pour ca… et puis personne ne mise, tous les autres couchent leurs mains en faisant la gueule (y’en a qui se perdent, des mains dans la gueule) … arrive le tour du joueur qui est de Petite Blinde, et il se couche aussi.

Et ben, avec votre main de chiotte (je reprécise bien « a priori », parce que n’importe quelle main peut devenir intéressante suivant les cartes qui se retournent sur la table) vous gagnez la Petite Blinde, comme ca, hop, sans rien faire.

Vous trouvez toujours ca injuste ? :D

Allez, pause, c’est bien gentil ces conneries, mais demain je bosse. La suite, très bientôt ici même. Nous reprendrons au « tirage du flop »… un sacré moment d’émotion pure… qui peut vous flinguer une main dans laquelle vous placiez tout vos espoirs, ou vous récompenser d’avoir cru en votre bonne étoile !

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1 Commentaires

  1. dino a dit:

    si on dit kon mise alors que cest pas a nous de jouer ca compte?

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